Jeudi 12 juin 2008
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21:53
C'est un texte que j'ai ecrit il ya quelque temps. Alors pourquoi je la met maintenant sur mon blog ? C'est simple, pour mettre mes soeurs au courant, c'etait les 2 dernieres personnes que je
comptais mettre au courant (ce qui vaut dire, tres cheres soeurs, que nos chers parents ne sont pas obligé d'etre au courant...)
Bonne lecture.
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Ce n’est qu’au début du mois de Janvier que tout commence. Par un coup du sort, je me vois dans «l’obligation » de partager ma chambre d’hôtel avec une marinette (féminin de marin…) La nuit a
été chaude, et sans savoir comment, voila que je sors avec elle. La miss était capricieuse, et parfois colérique, mais comme elle avait l’air de tenir a moi je lui passait tout. J’était plutôt fier
d’annoncer que j’avais, enfin, une petite amie. Et ça à durer pendant tout mon séjour a Toulon, et ce jusqu'à ce qu’on finisse le cours pour aller à
Paris….
Par manque de moyen elle a commencé par habiter en caserne, et moi à Fontenay, ce qui fait que nos escapades avaient lieu dans divers hôtels parisiens. Je mettais une capote a chaque rapport
sexuels, jusqu’au jour où, d’un commun accord elle a commencer a prendre la pilule. Tout allait bien jusqu'à ce qu’un jour de vacances, j’étais chez moi et elle à Paris, où elle m’appelle dans la
nuit pour me dire qu’elle avait avalé un plein tube de comprimés. Elle m’aimait mais elle devait se suicider. Ce n’était pas la première fois qu’elle me faisait ce genre de chantage, mais cette
fois ça avait l’air sérieux, en tout cas suffisamment pour qu’elle m’appelle aussi tard. J’ai du passer trois a quatre heures au téléphone avec elle a lui parler, a la réconforter. Tout ça sans
savoir pourquoi elle faisait ça, mais elle promit de tout m’expliquer dès que je la rejoindrait. Ce que je fit des le lendemain matin, je l’ai retrouvé dans un hôtel ou nous avions nos habitudes.
Je vous épargnerai le récit de l’épisode de sexe qui a suivit nos retrouvailles (elle avait le don de se faire pardonner le fait de me faire stresser, et de mon coté, j’était fou d’elle et je n’ai
pas chercher a comprendre tout de suite…) Une fois calmés, elle commençait son explication. Elle était enceinte, un oubli de pilule malencontreux. On a pris la seule décision possible sur le coup,
ça a été dur, mais on a décidé de ne pas garder l’enfant. Malgré ce que j’avais cru cet épisode nous a rapproché, et nous avons décidé de prendre un appart ensemble. Tant dans le choix de l’appart
que dans sa deco, je n’ai eu mon mot a dire, je dois dire que ça ne m’intéressait pas, mais elle avait l’air tellement heureuse. Ce fut une de mes premières erreurs, la suite m’a donné raison. Pour
l’appart, j’ai fait un prêt et j’ai découvert les joies du carnet de cheques, c’est vraiment magique comme objet…. Je vous ai dit qu’elle était capricieuse, oui, mais vous ai-je parlé de ses goûts
de luxe ? Ben entre les frais d’agence et d’installations j’ai torché mon prêt (10.000 € quand même) ainsi qu’un ou deux mois de salaires. Bilan un découvert record de 1 600 €, une interdiction
bancaire et un prêt de 10 K€ sur le dos. Bonne année…
Les mois suivant furent durs, très durs…. Deux mois sans voir mon salaire, le loyer à payer, etc. Et on s’engueulait de plus en plus souvent. Elle me reprochait notre situation actuelle, et moi,
dans mon infini bêtise, je ne disais rien. Ça a empiré jusqu'à ce qu’elle me sorte LA phrase qui tue : « si tu n’es pas content tu te tires » Et dans un sursaut de virilité, c’est ce que j’ai fait.
Mais je l’aimais toujours, j’étais dingue d’elle.
J’ai réussi à avoir une chambre en caserne (que j’ai gardé jusqu'à mon départ de Paris) mais après moult coups de téléphone dans les deux sens, nous avons continué a nous fréquenter régulièrement,
comme si nous prenions enfin le temps de nous découvrir et de nous faire la cour mutuellement, et après quelques temps, plus ou moins par hasard, nous avons recommencer a vivre ensemble et tout
allait bien dans le meilleur des mondes (même si j’avait décider de remettre des capotes, comme ça plus de surprises…)
La vie a reprit son cours, avec ses hauts et ses bas, ses projets. Effectivement, on avait prévue de se marier à la fin de l’année 2004, mais… Mais je suis partie en stage à Bourges (mais quelle
ville pourrie….) je rentrais tous les week-end pour la voir, et chaque week-end était magique, et un peu avant la fin de mon stage elle m’annonce qu’elle a du retard dans ses règles… j’ai du mal a
comprendre sur le coup (ben oui, je ne suis qu’un homme) mais une fois que l’info est arrivé au cerveau, j’explose de joie. J’allais me marier avec la femme que j’aime et on allait avoir un enfant.
J’étais sur un nuage, ça à durer jusqu'à ce que je rentre sur Paris a la fin de mon stage. On a fait une fête pour le futur heureux événement et après un dîner, un bon film, on se dirige vers la
chambre pour une célébration un peu plus charnelle. Et machinalement, je tends la main vers la table de chevet pour prendre une capote… pour prendre une capote. Les fils se touchent dans mon crâne.
Depuis, le premier incident je n’avait jamais, jamais fait l’amour avec sans capote, donc comment elle pouvait être enceinte. Elle avait du voir sur mon visage que j’avait comprit car j’ai pu voir
son visage changer d’expression. Ça a du être la seule fois ou je me suis énervé sur elle. On s’est gueuler dessus pendant un certains temps jusqu’ ce qu’elle m’avoue m’avoir trompé avec un de ses
collègue de boulot. Elle s’était laissée draguer et de fil en aiguilles ils sont sortis ensemble et ils ont couché ensemble, dans mon lit, sans capote. Ce n’était pas mon enfant.
J’étais effondré, je l’ai laissé en plan pour retourner dans le vide qu’était ma piaule dans ma caserne. J’ai pris une des plus belle cuite de ma vie. La gueule de bois dès 08h00 pour le boulot
(d’ailleurs je me suis fait pourrir pour ça, mais bon, sans trop de conséquences) et cuite dès que j’arrivais dans ma chambre. Ça a duré environ un mois. J’oubliais j’ai pris pas loin de 15 kilos
(je crois même que j’ai du dépasser les 100 kg) Bien sur, le mariage est passé a la trappe, elle m’a appeler pendant un long moment, pour me dire qu’elle m’aimait, qu’elle a fait une erreur…. J’ai
réussi à ne pas céder et à l’envoyer chier. Je suis pas fier d’avoir laisser en plan une femme enceinte, mais là, elle avait dépassé les bornes…
Bêtement, j’ai répondu quand elle m’a appelé la dernière fois. L’amour de sa vie, le père de son enfant partait en mission en Guyane pendant pas loin de 8 mois. Elle aurait besoin de mon aide
pendant ce temps ne serait pour les courses, et pour avoir de la compagnie pendant ce temps. Je me sentait peut être un peu coupable, ou peut être que je l’aimais encore, je ne sais pas mais en
tout cas, j’ai accepte de lui rendre ce service. Ça à durer jusqu’en Mai dernier où son amour est rentrer de mission et peu de temps après, la petite Justine est née.
Si ça avait tourné autrement, j’aurais pu être marié avec la femme que j’aimais avec un gosse pour animer l’appart. Au lieu de ça j’ai gagner une interdiction bancaire (qui va me faire chier
jusqu’en 2007) un prêt a rembourser, 15 kilos a perdre (au moins) et un arrière goût de merde dans le fond de la gorge (qui a tendance a disparaître).
Voila, l’histoire que je n’avais jamais raconté à personne.
Par moribero
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