Mercredi 11 juin 2008
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Avant le lycée, je ne me rappelle pas avoir eu d'amis. Des copains, des connaissances, des camarades de classes mais rien de plus proche. Mes seuls amis a cette époque était Belgarion, Bosk de Port
Kar et d'autre personnages imaginaires tirés de mes lectures. Je ne peux même pas dire que je me sentais seul, puisqu'il en avait toujours été ainsi.
Revenons au lycée. Qu'est ce qui nous rapprochait ? Simple, les jeux de rôles, de la musique fortes et une propension a rester puceau ( si si, je vous assure, ça crée des liens au lycée). Donc
j'avais un groupe d'amis proches, je me sentais entier, tel que je ne l'avait jamais été. C'est peut être aussi pour ça que j'ai tellement aimé le lycée.
La première fracture est venu d'un de amis, ou plutôt de sa copine. C'était le premier d'entre nous avoir une vrai relation avec une fille, ça a duré quelques années. Perso, j'ai toujours pensé que
c'était un parasite, mais il l'aimait, donc on a fait avec. Je crois que j'étais un tantinet jaloux. Pas de lui, mais d'elle. Elle nous l'avait "volé".
Mais passons... J'ai atteint un second stade à la fac, le jour où une personne du sexe opposée a posé les yeux sur moi et qu'elle s'est dis qu'on pourrait faire un bout de chemin ensemble. J'était
complet, j'avais des amis, un cœur aimant où m'abreuver, c'était une belle époque. Je ne parle pas de sexe ici, même si ce fut une belle époque (elle fut ma Première), puisqu'en fait ce n'est pas
ce qui me rendait le plus heureux. J'aimais le sexe, et bien que je ne soit plus qu'un humble croyant ( à opposer au pratiquant) j'aime toujours autant ça, mais le fait de me réchauffer à son cœur
m'emplissait de bonheur. Il est vrai que notre rupture a causé pas mal de dégâts (notamment un mois complet a être ivre 24/7, c'était pas beau a voir), je n'irais pas jusqu'à dire qu'elle était une
des raisons de mon engagement dans la marine, mais ce n'est pas impossible.
Ne revenons pas sur nos erreurs relatées dans un post anterieurs, mais certaines sensations restent importantes. Avec J. j'etait complet. Je me sentais utile, voire necessaire parfois, je me
sentais désiré, je voyais qu'elle s'inquietais pour moi. En gros j'avais une place quelque part, et ça c'etait le summum.
Pourquoi devrais-je me sentir seul dans ce cas ? Simple. Quelques faits :
=> Je travailles a environ 5h de transports de Chez Moi
=> de toutes les personnes que je connais, presque toutes sont :
- en couple
- fiancé
- marié
- en attente d'un "heureux" événement
- en train de changer les couches de cet "heureux" événement
(rayez les mentions inutiles) et je crois que le presque se compte sur une main... Alors forcement je souris de les voir heureux, je fais des risettes a leur enfant, je félicite la mère de la voir
plus ronde que moi. Mais au fond, tout au fond de moi, voir tant de bonheur que je ne peux que vivre par procuration, ça réveille une petite voix qui me répété sans cesse : Heu et moi ?
En fait, l'image que j'ai en tête est simple. Imaginez une foule de jeunes enfants a la sortie de l'école. Tout le monde parle, plaisante, chahute avec ses camarades. Jusqu'à ce que les parents
viennent les chercher pour rentrer chez eux. Je me sens comme cet enfant qui reste a la fin, qui voit tous ses copains partir en souriant a leur parent, et qui finalement, rentre chez lui a pied,
seul. Il arrive bien sur que par pitié ou par envie de faire plaisir à son enfant, m'emmène en voiture avec eux pour me déposer devant chez moi, et je profite de cet instant trop court, pour voir
comment ça fait de ne pas être seul... Voila a quoi ressemble ma solitude.
PS : En règle générale, après une tirade de la sorte j'ai le droit a des " mais nous on t'aime" ou des " mais faut te bouger, si tu veux que ça change" ou d'autres joyeusetés. Je sais que ça part
d'un bon sentiment, mais mettez vous a ma place et essayez d'imaginer ce que ça peut me faire d'entendre des choses pareilles.